Lu sur le site du journal LSA le 1er octobre 2010
Tchip va franchir les 60 ouvertures
Le 24 septembre 2010 par Sylvain AUBRIL
TCHIP, inventeur et leader de la coiffure à petits prix du groupe VOG (480 salons), franchira le cap des 60 ouvertures fin septembre. Un chiffre qui portera à 76, le nombre total d’ouvertures de salons TCHIP avant la fin de l’année (dont un record absolu établi en région Ile de France).
vendredi 1 octobre 2010
LA VIGNERY ARRIVE DANS LE NORD
Lu sur le site du journal LSA le 1er octobre 2010
La Vignery arrive dans le Nord
Le 10 septembre 2010 par SYLVIE LEBOULENGER
L’enseigne de vin créée par Romain Mulliez, le petit-neveu de Gérard Mulliez, a ouvert son premier magasin hors de la Région parisienne, à Marquette-les-Lille (Nord). Ce point de vente est dirigé par Stéphane Ménard. Créée en 2005, cette jeune chaîne compte quatre points de vente.
La Vignery arrive dans le Nord
Le 10 septembre 2010 par SYLVIE LEBOULENGER
L’enseigne de vin créée par Romain Mulliez, le petit-neveu de Gérard Mulliez, a ouvert son premier magasin hors de la Région parisienne, à Marquette-les-Lille (Nord). Ce point de vente est dirigé par Stéphane Ménard. Créée en 2005, cette jeune chaîne compte quatre points de vente.
LVMH et LOUIS DREYFUS RACHETENT MAJE et SANDRO
Lu sur le site du journal LSA le 1er octobre 2010
LVMH et Louis-Dreyfus rachètent Maje et Sandro
Le 20 septembre 2010 par Magali Picard
Les familles Arnault et Louis-Dreyfus ont racheté les marques montantes de la mode française, Maje, Sandro et Claudie Pierlot. Les deux familles sont devenues actionnaires majoritaires de la SMCP qui détient les trois griffes, selon les Echos. Elles ont pris 51% du capital, les 49% restants étant détenus par les fondateurs. La SMCP devrait réaliser en 2010 un chiffre d'affaires de 180 millions d'euros, dans ses 338 magasins. Il emploie 700 salariés. A l'avenir, les trois marques devraient être regroupées sous un même toit. Ce nouveau concept a été inauguré à Angoulême samedi dernier.
LVMH et Louis-Dreyfus rachètent Maje et Sandro
Le 20 septembre 2010 par Magali Picard
Les familles Arnault et Louis-Dreyfus ont racheté les marques montantes de la mode française, Maje, Sandro et Claudie Pierlot. Les deux familles sont devenues actionnaires majoritaires de la SMCP qui détient les trois griffes, selon les Echos. Elles ont pris 51% du capital, les 49% restants étant détenus par les fondateurs. La SMCP devrait réaliser en 2010 un chiffre d'affaires de 180 millions d'euros, dans ses 338 magasins. Il emploie 700 salariés. A l'avenir, les trois marques devraient être regroupées sous un même toit. Ce nouveau concept a été inauguré à Angoulême samedi dernier.
ESPRIT OUVRE SON PLUS GRAND MAGASIN EN ALLEMAGNE
Lu sur el site du journal LSA le 1er octobre 2010
Esprit ouvre son plus grand magasin en Allemagne
Le 30 septembre 2010 par Jean-Baptiste DUVAL
La marque de vêtements et d’accessoires Esprit a ouvert officiellement les portes de l’ « Univers Esprit », le 16 septembre, dans le plus grand magasin de la marque. Grâce à une rénovation totale, le magasin de la Zeil, à Francfort, a non seulement été agrandi pour offrir une surface de vente de plus de 3 600 mètres carrés mais il présente également un nouveau design. Au cours de la rénovation de la boutique, deux étages de plus ont été créés. Le magasin Esprit s’étend désormais sur plus de 3 600 m2, du sous-sol au 3ème étage. La marque de vêtements et d’accessoires présentera l’intégralité de l’ « Univers Esprit » dans cet espace qui arbore des styles issus de toutes les collections Esprit actuelles.
Esprit ouvre son plus grand magasin en Allemagne
Le 30 septembre 2010 par Jean-Baptiste DUVAL
La marque de vêtements et d’accessoires Esprit a ouvert officiellement les portes de l’ « Univers Esprit », le 16 septembre, dans le plus grand magasin de la marque. Grâce à une rénovation totale, le magasin de la Zeil, à Francfort, a non seulement été agrandi pour offrir une surface de vente de plus de 3 600 mètres carrés mais il présente également un nouveau design. Au cours de la rénovation de la boutique, deux étages de plus ont été créés. Le magasin Esprit s’étend désormais sur plus de 3 600 m2, du sous-sol au 3ème étage. La marque de vêtements et d’accessoires présentera l’intégralité de l’ « Univers Esprit » dans cet espace qui arbore des styles issus de toutes les collections Esprit actuelles.
ROUBAIX, 23 émé MAGASIN DE L'ENSEIGEN PARIS STORE
Lu sur le site du journal La Voix du Nord le 1er octobre 2010
Roubaix, 23e magasin de l'enseigne
jeudi 30.09.2010, 05:16 - La Voix du Nord
« Avec nos architectes, nous allons faire quelque chose de beau », ...
annonce Vincent Steelian, le directeur général de Paris Store.
« Roubaix fait partie de nos grandes ambitions », annonce celui qui connaît bien la ville, ne serait-ce que pour avoir fait ses études au lycée Saint-Rémi, voisin de la Grande-Rue !
Le Paris Store de Roubaix sera le 23e du groupe (21 sont actuellement en activité). Il aura une surface de près de 1 000 m² et emploiera une vingtaine de personnes. Le magasin Paris Store aura deux finalités. La première, proposer des produits asiatiques et exotiques au grand public. La seconde sera de proposer ses produits aux professionnels de la restauration, qui n'auront pas à descendre jusqu'au XIIIe arrondissement de Paris pour s'approvisionner !
De ce fait, la zone de chalandise que vise Paris Store est large. Les restaurants (japonais, thaïlandais, indiens...) qui doivent s'installer dans la rue intérieure draineront au quotidien une clientèle roubaisienne (avec la proximité du cinéma et la pauvreté de l'offre alimentaire dans le centre que ces implantations vont compenser). Mais Paris Store vise la métropole et surtout l'autre côté de la frontière. L'un des derniers magasins que Paris Store ait ouvert, c'était du côté de Strasbourg et les afflux de clientèle allemande sont notables. Le même modèle se reproduira-t-il à Roubaix ? C'est ce qu'espère ardemment Vincent Steelian. « Si c'est concluant, nous pourrions essaimer de nouveau dans le Nord. »
M. G.
Roubaix, 23e magasin de l'enseigne
jeudi 30.09.2010, 05:16 - La Voix du Nord
« Avec nos architectes, nous allons faire quelque chose de beau », ...
annonce Vincent Steelian, le directeur général de Paris Store.
« Roubaix fait partie de nos grandes ambitions », annonce celui qui connaît bien la ville, ne serait-ce que pour avoir fait ses études au lycée Saint-Rémi, voisin de la Grande-Rue !
Le Paris Store de Roubaix sera le 23e du groupe (21 sont actuellement en activité). Il aura une surface de près de 1 000 m² et emploiera une vingtaine de personnes. Le magasin Paris Store aura deux finalités. La première, proposer des produits asiatiques et exotiques au grand public. La seconde sera de proposer ses produits aux professionnels de la restauration, qui n'auront pas à descendre jusqu'au XIIIe arrondissement de Paris pour s'approvisionner !
De ce fait, la zone de chalandise que vise Paris Store est large. Les restaurants (japonais, thaïlandais, indiens...) qui doivent s'installer dans la rue intérieure draineront au quotidien une clientèle roubaisienne (avec la proximité du cinéma et la pauvreté de l'offre alimentaire dans le centre que ces implantations vont compenser). Mais Paris Store vise la métropole et surtout l'autre côté de la frontière. L'un des derniers magasins que Paris Store ait ouvert, c'était du côté de Strasbourg et les afflux de clientèle allemande sont notables. Le même modèle se reproduira-t-il à Roubaix ? C'est ce qu'espère ardemment Vincent Steelian. « Si c'est concluant, nous pourrions essaimer de nouveau dans le Nord. »
M. G.
LE SUCCES DE SON MAGASIN PARISIEN AIGUISE L'APPETIT D'UNIQLO POUR L'EUROPE
Lu sur le site du journal Le Monde le 1er octobre 2010
Le succès de son magasin parisien aiguise l'appétit d'Uniqlo pour l'Europe
Après New York et Londres, le magasin parisien d'Uniqlo est devenu, en un an exactement, le troisième plus important de ce groupe nippon spécialisé dans le prêt-à-porter classique, de qualité et bon marché.
"Nous avons rentabilisé un peu plus vite que prévu ce magasin, en moins d'un an", assure Nobuo Domae, le président de Fast Retailing France. Si un employé est chargé, depuis l'ouverture, de compter le nombre de visiteurs dans ce temple de la mode branchée situé à deux pas de l'Opéra Garnier, le résultat de son travail reste un secret jalousement gardé par ce groupe coté à Tokyo. "Paris était un test. Le succès est tel que nous allons ouvrir (des magasins) dans d'autres villes d'Europe, comme Barcelone, Berlin ou Madrid", assure M. Domae. Des négociations sont en cours en ce sens.
Comme un bulldozer, l'enseigne Uniqlo poursuit son développement à marche forcée : une grande partie des 84 nouvelles boutiques ouvertes dans l'année, sur les 944 au total, l'ont été en Chine. "Un marché gigantesque pour tout le monde : d'abord, tout en haut les marques de luxe internationales et tout en bas les enseignes bon marché, puis au fur et à mesure, les marques de moyenne gamme" analyse Marianne Romestain, directrice générale de Fast Retailing France.
Synergies géographiques
Selon les prévisions du groupe, les ventes d'Uniqlo International (hors Japon) devraient augmenter de 93,2 %, à 73 milliards de yens (650 millions d'euros) au cours de l'année fiscale qui s'est achevée fin août ; les ventes au Japon, devraient, malgré la crise, augmenter de 13 %, à 608 milliards de yens.
Fast Retailing, qui compte aussi des enseignes françaises comme Comptoir des cotonniers, la marque de lingerie Princesse Tam Tam ou le label américain Theory, veut jouer les synergies géographiques. C'est parce que Theory est bien implantée à New York que Comptoirs des cotonniers peut s'y installer massivement. La marque française, qui a fermé nombre de magasins cette année tout en inaugurant des boutiques plus grandes, s'implante aussi plus facilement au Japon, étant adossée à Uniqlo.
Si M. Domae concède que les résultats du groupe seront affectés par les fluctuations du yen, il estime que la hausse des matières premières, notamment du coton, ne les affecte qu'assez marginalement. "Nous ne travaillons qu'avec une centaine de sous-traitants dans le monde, à qui nous donnons, sur le long terme, des volumes de production très importants", dit-il. Les marges sont également adaptées selon le prix des vêtements.
Alors que les pouvoirs publics français tentent d'inciter les industriels de la mode à fabriquer "made in France", Mme Romestain assure : "Nos clients ne nous demandent pas de produire en France. Ils ne sont pas prêts à payer plus cher pour cela." Le groupe Fast Retailing produit donc essentiellement en Chine, mais aussi en Italie (lainages), au Brésil (chaussures), au Portugal et en Turquie (tee-shirts), au Pérou (angora), à Madagascar (lingerie)...
Dans les pays comme la Chine ou le Bangladesh, M. Domae explique que les "employés sont payés davantage que la moyenne, puisque les usines tournent à plein régime et que les salariés sont payés à la production". Une équipe de 300 personnes, basée à Shanghaï, va quotidiennement contrôler les centres de production. Aucune usine ne peut sous-traiter des commandes. En cas de problème technique, c'est l'un des experts japonais seniors, un des trente takumi, qui est appelé à la rescousse. Comme de véritables ingénieurs du textile, expérimentés et capables de dénouer les fils d'un problème.
Nicole Vulser
Article paru dans l'édition du 01.10.10
Le succès de son magasin parisien aiguise l'appétit d'Uniqlo pour l'Europe
Après New York et Londres, le magasin parisien d'Uniqlo est devenu, en un an exactement, le troisième plus important de ce groupe nippon spécialisé dans le prêt-à-porter classique, de qualité et bon marché.
"Nous avons rentabilisé un peu plus vite que prévu ce magasin, en moins d'un an", assure Nobuo Domae, le président de Fast Retailing France. Si un employé est chargé, depuis l'ouverture, de compter le nombre de visiteurs dans ce temple de la mode branchée situé à deux pas de l'Opéra Garnier, le résultat de son travail reste un secret jalousement gardé par ce groupe coté à Tokyo. "Paris était un test. Le succès est tel que nous allons ouvrir (des magasins) dans d'autres villes d'Europe, comme Barcelone, Berlin ou Madrid", assure M. Domae. Des négociations sont en cours en ce sens.
Comme un bulldozer, l'enseigne Uniqlo poursuit son développement à marche forcée : une grande partie des 84 nouvelles boutiques ouvertes dans l'année, sur les 944 au total, l'ont été en Chine. "Un marché gigantesque pour tout le monde : d'abord, tout en haut les marques de luxe internationales et tout en bas les enseignes bon marché, puis au fur et à mesure, les marques de moyenne gamme" analyse Marianne Romestain, directrice générale de Fast Retailing France.
Synergies géographiques
Selon les prévisions du groupe, les ventes d'Uniqlo International (hors Japon) devraient augmenter de 93,2 %, à 73 milliards de yens (650 millions d'euros) au cours de l'année fiscale qui s'est achevée fin août ; les ventes au Japon, devraient, malgré la crise, augmenter de 13 %, à 608 milliards de yens.
Fast Retailing, qui compte aussi des enseignes françaises comme Comptoir des cotonniers, la marque de lingerie Princesse Tam Tam ou le label américain Theory, veut jouer les synergies géographiques. C'est parce que Theory est bien implantée à New York que Comptoirs des cotonniers peut s'y installer massivement. La marque française, qui a fermé nombre de magasins cette année tout en inaugurant des boutiques plus grandes, s'implante aussi plus facilement au Japon, étant adossée à Uniqlo.
Si M. Domae concède que les résultats du groupe seront affectés par les fluctuations du yen, il estime que la hausse des matières premières, notamment du coton, ne les affecte qu'assez marginalement. "Nous ne travaillons qu'avec une centaine de sous-traitants dans le monde, à qui nous donnons, sur le long terme, des volumes de production très importants", dit-il. Les marges sont également adaptées selon le prix des vêtements.
Alors que les pouvoirs publics français tentent d'inciter les industriels de la mode à fabriquer "made in France", Mme Romestain assure : "Nos clients ne nous demandent pas de produire en France. Ils ne sont pas prêts à payer plus cher pour cela." Le groupe Fast Retailing produit donc essentiellement en Chine, mais aussi en Italie (lainages), au Brésil (chaussures), au Portugal et en Turquie (tee-shirts), au Pérou (angora), à Madagascar (lingerie)...
Dans les pays comme la Chine ou le Bangladesh, M. Domae explique que les "employés sont payés davantage que la moyenne, puisque les usines tournent à plein régime et que les salariés sont payés à la production". Une équipe de 300 personnes, basée à Shanghaï, va quotidiennement contrôler les centres de production. Aucune usine ne peut sous-traiter des commandes. En cas de problème technique, c'est l'un des experts japonais seniors, un des trente takumi, qui est appelé à la rescousse. Comme de véritables ingénieurs du textile, expérimentés et capables de dénouer les fils d'un problème.
Nicole Vulser
Article paru dans l'édition du 01.10.10
NUAGE EN VUE SUR LA CROISSANCE DE H & M
Lu sur le site du journal Le Figaro le 29 septembre 2010
29/09/10 09:59
Nuages en vue sur la croissance de H&M
Malgré de bons résultats trimestriels, l’enseigne craint un ralentissement de son expansion et rogne sur ses marges pour ne pas augmenter ses prix.
Après trois ans d’attente, de recours en justice et de travaux, H&M ouvrira enfin mercredi prochain son magasin phare sur les Champs-Élysées. Avec près de 3 000 mètres carrés, signé par l’architecte Jean Nouvel, ce sera le plus grand et le plus prestigieux point de vente de l’enseigne (hormis l’un de ceux de Stockholm). La consécration. Pourtant, l’action du numéro trois mondial de l’habillement (derrière Inditex-Zara et Gap) a dégringolé de 6,5% ce mercredi à la Bourse de Stockholm, après la publication de ses résultats trimestriels.
Raison de cette désaffection: des performances inférieures aux attentes et des doutes sur la poursuite de la croissance, très soutenue jusqu’à présent. Pour les trois mois de juin à août, la griffe a enregistré une hausse de 14% de son chiffre d’affaires, à 26,9 milliards de couronnes (2,9 milliards d’euros). H&M a bien réussi à inverser une tendance au recul de ses ventes (à périmètre comparable) constatée l’an dernier, enregistrant des croissances remarquables. En France, la hausse atteint 24% sur ces trois mois. La progression est restée très dynamique dans le monde en août (+24%) et en septembre (+15%).
Malgré ces bons chiffres, les marchés ont manifesté leur inquiétude quant à la capacité du groupe à poursuivre à ce rythme. Son patron, Karl-Johan Persson (petit-fils du fondateur), a annoncé ce mercredi la révision à la baisse de ses projets d’expansion, avec 220 nouveaux magasins au lieu de 240 prévus sur l’année. Cette réduction des objectifs est due à la crise de la consommation en Europe du Sud, principalement en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grèce mais aussi en France et aux États-Unis. «L’offre d’emplacements de magasins s’est légèrement réduite parce que la réalisation de centres commerciaux a été stoppée par l’économie médiocre, a précisé le dirigeant. Tout cela s’est passé assez brutalement. Certains projets ont été abandonnés, d’autres retardés.» En Espagne, un grand centre commercial près de Madrid a même fermé ses portes le mois dernier.
Pression sur les coûts
Les mesures d’austérité fiscale risquent un peu partout de peser sur la consommation. À ce ralentissement prévisible de la croissance, s’ajoute une inquiétude sur les profits de H&M. Son bénéfice trimestriel a certes bondi de 23%, à 4,24 milliards de couronnes (461 millions d’euros) mais c’est moins que les prévisions des analystes financiers. Et surtout, la marge brute s’est dégradée à 60,5% du chiffre d’affaires, contre 61,6% un an plus tôt. Traduction: la hausse des cours des matières premières (le coton), des coûts salariaux en Asie, de l’énergie et du transport, ont entaillé la rentabilité de l’entreprise -et cela devrait continuer. Or, pour maintenir ses parts de marché face à des concurrents comme Zara, H&M n’a pas augmenté ses prix.
«Si l’on considère l’augmentation des coûts à laquelle le groupe devra faire face au cours des six prochains mois, la tendance est inquiétante», commente Simon Irwin, analyste chez Liberum Capital. «Dans certains pays, des distributeurs parviennent à relever leurs prix, ajoute Anne Critchlow, analyste à la Société générale. H&M vend moins cher que la moyenne et c’est plus difficile dans cette gamme-là d’augmenter les prix.»
29/09/10 09:59
Nuages en vue sur la croissance de H&M
Malgré de bons résultats trimestriels, l’enseigne craint un ralentissement de son expansion et rogne sur ses marges pour ne pas augmenter ses prix.
Après trois ans d’attente, de recours en justice et de travaux, H&M ouvrira enfin mercredi prochain son magasin phare sur les Champs-Élysées. Avec près de 3 000 mètres carrés, signé par l’architecte Jean Nouvel, ce sera le plus grand et le plus prestigieux point de vente de l’enseigne (hormis l’un de ceux de Stockholm). La consécration. Pourtant, l’action du numéro trois mondial de l’habillement (derrière Inditex-Zara et Gap) a dégringolé de 6,5% ce mercredi à la Bourse de Stockholm, après la publication de ses résultats trimestriels.
Raison de cette désaffection: des performances inférieures aux attentes et des doutes sur la poursuite de la croissance, très soutenue jusqu’à présent. Pour les trois mois de juin à août, la griffe a enregistré une hausse de 14% de son chiffre d’affaires, à 26,9 milliards de couronnes (2,9 milliards d’euros). H&M a bien réussi à inverser une tendance au recul de ses ventes (à périmètre comparable) constatée l’an dernier, enregistrant des croissances remarquables. En France, la hausse atteint 24% sur ces trois mois. La progression est restée très dynamique dans le monde en août (+24%) et en septembre (+15%).
Malgré ces bons chiffres, les marchés ont manifesté leur inquiétude quant à la capacité du groupe à poursuivre à ce rythme. Son patron, Karl-Johan Persson (petit-fils du fondateur), a annoncé ce mercredi la révision à la baisse de ses projets d’expansion, avec 220 nouveaux magasins au lieu de 240 prévus sur l’année. Cette réduction des objectifs est due à la crise de la consommation en Europe du Sud, principalement en Italie, en Espagne, au Portugal et en Grèce mais aussi en France et aux États-Unis. «L’offre d’emplacements de magasins s’est légèrement réduite parce que la réalisation de centres commerciaux a été stoppée par l’économie médiocre, a précisé le dirigeant. Tout cela s’est passé assez brutalement. Certains projets ont été abandonnés, d’autres retardés.» En Espagne, un grand centre commercial près de Madrid a même fermé ses portes le mois dernier.
Pression sur les coûts
Les mesures d’austérité fiscale risquent un peu partout de peser sur la consommation. À ce ralentissement prévisible de la croissance, s’ajoute une inquiétude sur les profits de H&M. Son bénéfice trimestriel a certes bondi de 23%, à 4,24 milliards de couronnes (461 millions d’euros) mais c’est moins que les prévisions des analystes financiers. Et surtout, la marge brute s’est dégradée à 60,5% du chiffre d’affaires, contre 61,6% un an plus tôt. Traduction: la hausse des cours des matières premières (le coton), des coûts salariaux en Asie, de l’énergie et du transport, ont entaillé la rentabilité de l’entreprise -et cela devrait continuer. Or, pour maintenir ses parts de marché face à des concurrents comme Zara, H&M n’a pas augmenté ses prix.
«Si l’on considère l’augmentation des coûts à laquelle le groupe devra faire face au cours des six prochains mois, la tendance est inquiétante», commente Simon Irwin, analyste chez Liberum Capital. «Dans certains pays, des distributeurs parviennent à relever leurs prix, ajoute Anne Critchlow, analyste à la Société générale. H&M vend moins cher que la moyenne et c’est plus difficile dans cette gamme-là d’augmenter les prix.»
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