samedi 17 avril 2010

LES GRANDS MAGASINS CROIENT A UN REBOND DE LA CONSOMMATION

Lu sur le site du journal Le Figaro le 17 avril
http://www.lefigaro.fr/societes/2010/04/15/04015-20100415ARTFIG00818-les-grands-magasins-croient-a-un-rebond-de-la-conso-.php
Les grands magasins croient à un rebond de la consommation

Après avoir plutôt bien résisté à la crise, Printemps et Galeries Lafayette misent sur le haut de gamme.

«Pendant la pire crise économique et dans un marché en recul de 3% à 5%, nous avons montré qu'il y avait une réelle opportunité en France pour les grands magasins.» Paolo de Cesare, président du Printemps, faisait preuve d'optimisme en présentant jeudi ses résultats pour l'exercice annuel 2009-2010, clos fin mars. L'enseigne a annoncé un recul de son chiffre d'affaires de 2,9% dans ce contexte difficile, reflétant également les perturbations liées aux travaux dans son navire amiral parisien du boulevard Haussmann et plusieurs autres magasins comme Parly 2 ou Deauville. Des résultats entourés d'un certain flou artistique puisque, depuis son rachat en 2007 à PPR par le groupe familial italien Borletti, la société n'est plus cotée en Bourse. Elle se contente donc de parler d'un chiffre d'affaires de «plus de 1 milliard d'euros», montant déjà évoqué l'année précédente. En novembre dernier, Paolo de Cesare prévoyait un recul des ventes «de 5% à 10%» pour l'année. La fin 2009 et les premiers mois de cette année sembleraient avoir marqué une inversion de tendance.

Les Galeries Lafayette, de leur côté, ont préservé une stabilité de leurs ventes (prix publics TTC) dans leurs 61 magasins, à 2,55 milliards d'euros, dont 1 milliard pour Haussmann (+ 3%). Leur filiale BHV reste en revanche en difficulté, avec un recul de 9% (- 4% si l'on ne tient pas compte de l'effet de la fermeture de deux magasins).

La confiance est de rigueur

Sur l'activité textile, qui représente la majorité de leur chiffre d'affaires, les grands magasins ont accusé un recul de 2,7% selon l'Institut français de la mode, inférieur à la moyenne de 3,5% du marché. Ils ont mieux résisté que les hypermarchés, les commerces indépendants ou les chaînes de centre-ville.

Pour cette année, la confiance semble de mise. Les Galeries Lafayette ont connu une croissance de 4% au premier trimestre et même supérieure à 10% pour le magasin du boulevard Haussmann. Au Printemps voisin, depuis la réouverture des trois étages luxe et accessoires en novembre, les ventes de marques comme Chanel, Prada ou Cartier auraient bondi de plus de 25%. Ces départements qui occupent 20% des surfaces génèrent désormais 45% du chiffre d'affaires. Cet effet vertueux des rénovations se constate partout: les magasins reliftés de Nancy, Vélizy, Lyon, Lille ou Marseille auraient connu des progressions de 3% à 5%. En revanche, ceux implantés dans de plus petites agglomérations comme Rennes, Le Havre ou Poitiers affichent des contre-performances. Le Printemps possède 17 points de vente au total et pourrait annoncer une ouverture à Cannes. Des fermetures pourraient également être envisagées pour les moins rentables.

Car l'heure est clairement à la montée en gamme. Au Printemps, qui souhaite s'affirmer comme «l'un des meilleurs grands magasins au monde», le panier moyen a progressé de 23% entre 2006 et 2009. Mode et accessoires représentent désormais 74% du chiffre d'affaires (contre 67% il y a trois ans). Moins élitistes, les Galeries Lafayette misent également sur ce développement du «premium».
Par Florentin Collomp

NATURE & DECOUVERTES ENCOURAGE SES FOURNISSEURS A INNOVER

Lu sur le site du journal Capital le 17 avril 2010
http://www.capital.fr/enquetes/strategie/nature-decouvertes-encourage-ses-fournisseurs-a-innover-492780?xtor=EPR-228
Nature & Découvertes encourage ses fournisseurs à innover

Noël dernier, Louis l’éléphant a fait un carton. Avec ses oreil­les qui font office de tambours, ses défenses qui servent de baguettes et sa trompe-grattoir inspirée des percussions africaines, ce jouet en bois a été l’un des grands succès de Nature & Décou­vertes. Tout un symbole. Car cette sympathique création n’aurait jamais vu le jour sans le travail des élèves d’une école de design, sollicités par l’enseigne afin d’apporter un souffle nou­veau à la petite entreprise thaï­lan­daise qui a fabriqué le joujou. Le genre de coup de pouce qui ne cesse de bluffer Delphine Fibig depuis son entrée comme acheteuse à Nature & Décou­vertes, il y a moins d’un an. «Notre mode de relations n’a rien à voir avec celui de la distribution classique», témoigne cette transfuge de Carrefour.

Chasse à la nouveauté. Ici, le partenariat avec les fournisseurs n’est pas un vain mot. En 2009, 70% des 182 millions d’euros de ventes de l’enseigne ont été réalisés avec des sociétés partenaires du distributeur depuis plus de cinq ans. Etonnant quand on sait que Nature & Découvertes renouvelle chaque année près du tiers de ses 3 000 références. Sans soutien, les 450 entreprises, essen­tiellement des PME, qui alimentent les 75 magasins en livres, jeux, cosmétiques et produits de bien-être auraient du mal à suivre ce rythme d’enfer (dans la grande distribution, la part des nouveautés concerne au maximum 10 à 15% de l’offre.)

Si cette course à l’innovation donne aux fabricants l’opportunité de placer davantage de produits, elle se révèle un véritable défi pour des structures qui n’ont pas toujours les ressources techni­ques ou financières pour se renouveler aussi rapidement. Nature & Découvertes a donc mis en place une politique d’accompagnement de ses partenaires, qui peut prendre des formes variées : collaboration avec un cabinet de design, avance de trésorerie pour l’acquisi­tion de matières premières coûteuses, aide techni­que… «Nos fournisseurs connaissent nos exigences en termes de qualité et d’originalité des produits. De notre côté, nous avons une bonne vision de leurs capacités», explique Jacques Bazet, le directeur des achats de l’enseigne, qui chiffre cet investissement à quelques dizaines de milliers d’euros par an.

Rêve et poésie. L’aide au design est la forme d’accompagnement la plus courante. Logique pour cette enseigne qui mise beaucoup sur l’esthétique de ses articles. «Nous faisons régulièrement appel à des studios de stylisme pour qu’ils apportent leur touche à des objets inté­res­sants mais qui manquent de charme», explique Jacques Bazet. Louis l’éléphant, précise-t-il, est le résultat d’une démarche de plus longue haleine : «Nous n’ar­ri­vions pas à faire décoller les ventes de Plan Toys, une entreprise thaï­landaise exemplaire d’un point de vue social et ­environnemental. Les jouets ne correspondaient pas assez aux goûts européens.

Pour leur insuffler plus de rêve et de poésie, nous avons donc lancé un con­cours au sein de l’école de design parisienne Camondo à la rentrée 2008.» Deux projets, dont le fameux éléphant, ont été retenus puis produits en 2009. Cette collaboration peut aussi prendre la forme d’une assistance technique. La mise au point l’an dernier d’un réveil diffuseur d’huiles essentielles avec l’américain Ore-gon Scientific en est une bonne illustration. «Nous vendions déjà les stations météo de cette entreprise, raconte Jacques Bazet. Lorsque nous avons eu besoin de produits de bien-être technologiques, nous leur avons logiquement proposé de les fabriquer pour nous.» Nature & Découvertes a apporté au fabricant son expertise sur les huiles essentielles et sur les­ diffuseurs. Et il l’a aidé à déterminer le meil­leur positionnement prix. En échange, Oregon Scientific lui a garanti l’exclusivité du produit en France.

Avance de trésorerie. L’enseigne aide également certains de ses fournisseurs en s’engageant sur des quantités importantes ou sur des con­trats de plusieurs années. La première gamme de maquillage bio implan­tée dans les magasins ce printemps a ainsi fait l’objet d’une commande inhabituellement élevée : entre 300 et 1 000 unités par produit, pour une série qui en compte 50 au total. La raison de cet effort ? Le fabricant, Terre d’Oc, a pris un vrai risque pour répondre à la demande de son client. «Le maquillage est un métier qui exige des équipements spéciaux, explique Valérie Roubaud, la directrice de cette société pro­vençale, qui réalise 10 millions d’eu­ros de chiffre d’affaires. Même si nous avons choisi de sous-traiter le con­di­tion­nement, les coûts de mise en œuvre sont de 250 000 euros environ, une somme considérable pour une structure comme la nôtre.» Suivant le même principe, la société parisienne Sirius, spécialisée dans les essences aromatiques, livrera 12 000 bouteilles de sa gamme d’huiles culinaires spécialement développée pour le catalogue qui paraîtra en mars.

Dernière contribution possible, et non des moindres : l’avance de trésorerie. «Quand nous avons demandé à Mariko, notre fournisseur indien de coussins et de matelas de jardin, de passer au coton bio pour l’ensemble de sa gamme, nous avions conscience des investissements élevés en matière première que cela impliquait», rapporte Jacques Bazet. En plus d’un engagement sur trois années, Nature & Découvertes a donc préfinancé 30% de la commande de la première année.

Mouche du coche. En contrepartie de sa forte implication, l’enseigne réclame à ses partenaires une grande réactivité. «Nous avons eu à peine quatre mois pour développer nos huiles culinaires», confirme Pascal Veneziani, le dirigeant de Sirius. Mais les fournisseurs y trouvent aussi leur compte. «Nous jouons souvent les mouches du coche en leur réclamant des choses que personne ne leur demande, reconnaît Jacques Bazet. Ils nous suivent, car ils savent que nous avons généralement une bonne percep­tion des tendances de consommation.»

Pour preuve, le fabricant Mariko a étendu l’utilisation du coton bio à l’en­semble de sa production. Il arrive d’ailleurs que, se piquant au jeu, les entreprises aillent même au-delà des desiderata de l’enseigne. Contraint à la suppression des matières plastiques de ses emballages, Terre d’Oc a ainsi poussé encore plus loin sa démarche d’écoconception en utilisant de son propre chef des encres végétales. «L’innovation est contagieuse et ce mode de fonctionnement nous tire vers le haut», reconnaît Valérie Roubaud. L’entreprise Terre d’Oc est presque un cas d’école : entrée dans les magasins Nature & Découvertes en 1995 avec des cadrans solaires à peindre, elle s’est progressivement spécialisée dans les cosmétiques bio. Cette orientation lui a permis de se développer à l’international, où elle réalise au­jour­d’hui 50% de son chiffre d’affaires.

Un esprit de coopération auquel Del­phine Fibig n’était pas habituée. «Je n’ai jamais travaillé aussi étroitement avec des fournisseurs que depuis que je suis ici», confie l’acheteuse. Mais les con­sidé­rations éthiques ne suffisent pas à expli­quer ce fonction­nement. «La spécificité des produits vendus par Nature & Découvertes et sa petite taille rendent nécessaire ce type de collaboration», nuance Yves Marin, du cabinet spécialisé Dash­koma. La condition pour pouvoir offrir d’autres articles… éléphantesques.

Laure Cailloce

vendredi 16 avril 2010

THE PHONE HOUSE VEUT OUVRIR 450 NOUVEAUX MAGASINS

Lu sur le site du journal Les Echos le 16 abril 2010 http://www.lesechos.fr/info/distri/020475863461-the-phone-house-veut-ouvrir-450-nouveaux-magasins.htm
The Phone House veut ouvrir 450 nouveaux magasins

Le vendeur de téléphones veut profiter du renouveau de la distribution spécialisée pour développer la vente multicanal. Après les mini-PC, l'enseigne va vendre des téléviseurs connectés et sera, bien sûr, au rendez-vous de l'iPad et des autres tablettes Internet. The Phone House compte aussi se lancer dans le recyclage de mobiles. ...

DEBUT D'ANNEE DIFFICILE POUR GO SPORT

Lu sur le site du journal LSA le 16 avril http://www.lsa-conso.fr/debut-d-annee-difficile-pour-go-sport,112965
Début d'année difficile pour Go Sport
Le 15 avril 2010 par Jean-Baptiste DUVAL


Le chiffre d’affaires consolidé de Groupe GO Sport au premier trimestre a été publié le 14 avril. Il s’établit à 164,2 millions d’euros, en retrait de 4,4 % par rapport à la même période en 2009. A périmètre comparable et taux de change constants, le chiffre d’affaires est en recule de 6,9 %. En France, les ventes de l’enseigne GO Sport sont en retraits de 7,4 % (-9,1% en comparable), pénalisées notamment par les mauvais résultats des soldes d’hiver, et la baisse du prix de vente moyen. Concernant l’enseigne Courir, les ventes sont en baisse de 0,7 %, soit -1,3 % en comparable. En Pologne, le groupe enregistre une croissance du chiffre d’affaires à taux de change constant de 6,8 % en zlotys, grâce à l’augmentation du trafic, du panier moyen, et de l’ouverture de trois nouveaux magasins en 2009. Au cours du trimestre écoulé, le Groupe a ouvert 2 magasins en franchise (un GO Sport et un Courir). Par ailleurs, 4 Courir et 1 GO Sport en France ont été fermés ainsi que 5 Courir et 2 GO Sport en franchise.

L'ACTIVITE COMMERCIALE A PROGRESSE EN MARS

Lu sur le site du journal LSA le 16 avril 2010 http://www.lsa-conso.fr/l-activite-commerciale-a-progresse-en-mars,112966

L'activité commerciale a progressé en mars
Le 15 avril 2010 par Olivier COSTIL


En mars, l’activité commerciale a enregistré une augmentation par rapport au mois précédent. Les volumes d’affaires ont progressé de +1.0% comparés à ceux de février, en données cvs-cjo, selon la Banque de France. Les produits alimentaires ont quasiment stagné, à -0.3%. Les produits industriels se sont redressés de +2.4% du fait d’un regain dans les ventes d’automobiles neuves de 9.9%, lié à des facturations plus nombreuses qu’en février de commandes passées fin 2009 pour bénéficier de la prime à la casse. Hors automobile, les produits industriels ont crû de +1.1% en raison de hausses observées dans les meubles, le textile, l’électronique grand public et l’électroménager. Le petit commerce et la grande distribution ont vu leurs chiffres d’affaires demeurer stables, à +0.1% sur le mois. La vente à distance a gagné +1.4% et les supermarchés ont progressé de +0.4%. Les hypermarchés ont connu un repli de leurs volumes de -0.6%, tout comme les grands magasins.

LE NOUVEL ELAN DES MAGASINS DE CHAUSSURES COURIR

Lu sur le site Les Chaussures et les hommes le 16 avril 2010 http://www.chaussure-hommes.com/le-nouvel-elan-des-magasins-de-chaussures-courir-3226/
Le nouvel élan des magasins de chaussures Courir

courir5 Le nouvel élan des magasins de chaussures CourirVous connaissez certainement les magasins Courir, les magasins de chaussures de sport. Bientôt vous allez découvrir les nouvelles boutiques Courir, rajeunies, attractives et branchées.

Courir a tout simplement repensé son parc de magasin. Le nouveau pôle Merchandising dont s'est doté les magasins Courir a fait un gros travail sur l'offre Courir et ses boutiques.

En résulte 3 différents type de magasins, les "premium", soit les plus pointus comme celui des champs-elysées. Les "classique", et les "discount", qui s'accompagneront d'un nouveau nom de magasin, les "sport courir Le nouvel élan des magasins de chaussures Courirshoes department".

Les "17/21" ans, cible des magasins de chaussures Courir, vont se régaler avec ces nouvelles boutiques Courir, rénové à leur attention et avec des marques plus pointues comme Feyue ou Bensimon.

On y retrouvera également plus d'offre pour les filles et pour les enfants. Idéal pour les courses en famille.

Allez découvrir le site internet de Courir à ce lien qui est pour sa part très ergonomique et ludique.

Vous y retrouverez notamment une vidéo très drôle qui vous présentera le programme de fidélité de Courir, qui permet d'acheter avec des réductions grâce au cumul de points Qode.

Bon shopping chez Courir!

CHAUSSEA POURSUIT A GRAND PAS SON MAILLAGE COMMERCIAL

Lu sur le site du journal La Tribune le 16 avril 2010 http://www.latribune.fr/entreprises/tpe-pme/400041/chaussea-poursuit-a-grands-pas-son-maillage-commercial.html
Chaussea poursuit à grands pas son maillage commercial

Écoulant 10 millions de paires par an, la chaîne de distribution de chaussures lance la vente en ligne ainsi que le réagencement de ses boutiques.
Magasin Chaussea de Pusey

Des marchés de Lorraine à la boutique en ligne, il aura fallu vingt-cinq ans aux frères Grieco pour faire entrer leur enseigne Chaussea dans le club très sélect des cinq premiers distributeurs de chaussures de France. Le groupe, basé à ­Valleroy (Meurthe-et-Moselle), compte aujourd'hui 215 magasins et 950 salariés pour 125 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009. Promettant « la mode, le choix et le prix à vos pieds », ses points de vente de 1.000 m2 s'implantent dans les zones commerciales de périphérie au rythme de 20 ouvertures par an, essentiellement dans le sud et l'ouest de la France.

Nouvelle signalétique

À l'occasion de ses 25 ans, l'entreprise familiale renouvelle sa signalétique et renforce sa communication en vue du lancement, cet été, de ­sa première boutique en ligne. « Aujourd'hui, nous sommes encore inégalement répartis sur le territoire français, avec une forte concentration dans le nord-est du pays, mais ­notre maillage reste à renforcer. La boutique en ligne doit permettre aux lectrices des journaux féminins avec lesquels nous entretenons des partenariats de trouver nos articles même lorsqu'il n'y a pas de magasin à proximité », explique Michel Grieco, directeur du groupe.

Les points de vente physiques restent cependant au coeur de la stratégie de Chaussea, qui lance une campagne de réagencement pour harmoniser un parc hétéroclite issu d'une décennie de croissance externe. Fondé par Michel Grieco, le groupe a prospéré dans la vente ambulante de stocks italiens, avant de constituer un réseau de magasins en Lorraine, souvent en centre-ville. En 2000, l'enseigne, alors dénommée Chausseria, rachète son concurrent Reno, qui détient 11 surfaces en périphérie. Le ­développement s'oriente dès lors vers les abords des grandes villes avec le rachat, en 2003, des 20 magasins du groupe ­Fallay, puis, en 2008, des 83 points de vente Multichaussures du groupe belge Euroshoes.

Au cours des vingt-cinq dernières années, Chaussea a diversifié ses achats au fil des mutations de l'industrie européenne de la chaussure. L'enseigne se fournit aujourd'hui essentiellement en Chine et en Inde, mais aussi au Portugal et en Europe de l'Est. à chaque nouvelle collection, elle conclut un « new deal » avec ses quelque 150 fournisseurs qui lui permettent de distribuer chaque année 10 millions de paires de chaussures.

Visant en priorité la clientèle des femmes de 15 à 35 ans, Chaussea propose ses propres marques, ainsi que des chaussures de sport de marque et des produits sous licence pour les enfants. Dans une entreprise où le personnel a une moyenne d'âge 25 ans, les idées circulent et se concrétisent vite. À Noël dernier par exemple, l'enseigne a monté en quelques semaines une opération « pochette cadeau » au bénéfice de l'association Handicap International. Reprise sur tous les supports commerciaux du groupe, la campagne a permis de vendre 500.000 pochettes.n

Par Pascale Braun, à Metz