lu sur le site du journal Les Echos le 23 décembre 2010
La foncière du groupe Auchan se pose en aménageur urbain
Immochan, la foncière d'immobilier commercial du groupe Auchan, a muté en un ensemblier. Elle conçoit des programmes qui mixent commerces, bureaux, logements, loisir voire hôtels, en mettant son savoir-faire aux services des collectivités. ...(à suivre dans le journal Les Echos)
jeudi 23 décembre 2010
STEINHOFF VEUT FAIRE DE CONFORAMA LE "N°2 MONDIAL DU MEUBLE"
lu sur le site du journal LSA le 23 décembre 2010
Steinhoff veut faire de Conforama "le n°2 mondial du meuble"
(Exclusif LSA, l'interview de Thierry Guibert, PDG de Conforama : « Steinhoff veut faire de Conforama le numéro deux mondial du meuble »
Le 22 décembre 2010 par Jérôme Parigi
Alors que le projet de cession de la filiale de PPR au groupe sudafricain Steinhoff bat son plein, Thierry Guibert, PDG de Conforama explique, dans une interview exclusive accordée à LSA, l'intérêt de ce rapprochement. Selon lui, le projet stratégique de l'enseigne à 5 ans sera maintenu et son développement, notamment à l'international, accéléré. Quant au concept Conforama, il ne sera pas modifié dans le sens d'une intégration verticale à la Ikea comme certains semblaient le craindre. Au contraire, le futur actionnaire comme le management veulent faire de Conforama, le principal challenger mondial du géant suédois. Interview.
LSA / Le projet de cession au groupe Steinhoff entre dans sa phase finale, était-ce la bonne solution pour Conforama ?
Thierry Guibert : Rejoindre le groupe Steinhoff est sans conteste une très bonne solution pour Conforama. C’est le projet que j’ai soutenu et qui fait le plus de sens pour poursuivre et même accélérer le plan stratégique de l’enseigne ainsi que son développement international. C’est un actionnaire qui connaît très bien notre domaine d’activité. Son mode de fonctionnement très décentralisé repose sur l’autonomie de ses filiales – un peu à l’image de PPR –, ce qui nous convient parfaitement. Et il souhaite accélérer le développement et la dynamique de l’enseigne tout en préservant l’emploi. Le projet de Steinhoff est de faire de Conforama le numéro deux mondial incontesté du meuble, derrière Ikea. Nous serons le seul groupe avec l’enseigne suédoise à disposer d’un rayonnement géographique de grande ampleur, avec ses implantations en Allemagne, en Autriche, aux Pays Bas et en Angleterre qui complètent parfaitement les nôtres : France, Espagne, Portugal, Italie et Suisse…
LSA / Pas de regret donc par rapport à une solution franco-française qui vous voyait vous rapprocher de But ?
Thierry Guibert : Aucun, d’autant plus que la mise en œuvre opérationnelle de ce projet me semblait très complexe voire impossible et aurait généré une casse sociale évidente. Qui plus est, il me semblait extrêmement difficile de faire cohabiter deux enseignes qui ont été concurrentes pendant 40 ans et dont les cultures sont très différentes. Même chose pour les fonds d’investissement qui étaient en lice, leur entrée au capital aurait supposé de se séparer de notre immobilier, alors que nous possédons encore 50 % de notre parc, ce qui nous aurait fragilisé.
LSA / Quel est le calendrier du rapprochement ?
Thierry Guibert : Nous sommes entrés en négociations exclusives avec Steinhoff avec deux conditions suspensives : obtenir l’accord des autorités de la concurrence et achever la phase de consultation des instances représentatives du personnel. Côté concurrence, la notification a été effectuée, il s’agit d’une procédure classique et simplifiée dite de phase 1, car nous ne sommes pas en concurrence frontale sur nos marchés, mais qui réclame un délai minimum de 45 jours d’examen. Quand aux consultations du personnel, elles ont commencé avec notamment un Comité central d’entreprise qui s’est tenu la semaine dernière, durant lequel j’ai présenté le projet ainsi que Steinhoff. Ces consultations devraient, je l’espère, s’achever fin janvier. Et la cession, si tout va bien, devrait intervenir entre début février et début mars. Les représentants syndicaux et les salariés ont tous conscience que ce projet est une vraie chance pour Conforama, même s’ils m’ont beaucoup questionné sur une éventuelle intégration verticale à la Ikea par notre futur actionnaire.
LSA / A raison ?
Thierry Guibert : Non, car nous serons très loin du modèle Ikea. Il faut bien avoir conscience que nous représentons une très grosse acquisition pour Steinhoff. Et que ses responsables ont acheté le plan de développement et le projet de Conforama. Il n’est pas du tout dans leur optique ni dans leur intérêt de casser la machine, mais plutôt de l’accompagner et de la faire prospérer. Le plan de développement à 5 ans que nous avons élaboré n’est pas remis en cause dans ses grandes lignes. Les priorités accordées au développement de la déco, de la cuisine, de l’international vont même être accélérées. Dans certains pays, comme l’Europe du sud et la France, Steinhoff est déterminé à atteindre très vite la taille critique. Nous allons certainement reprendre l’expansion en France où il y a encore de la place pour une trentaine de magasins supplémentaires, en plus des 182 que nous comptons aujourd’hui, ce qui nous mettra au niveau d’un Darty par exemple avec un parc proche des 220 magasins.
Quand au business model, il ne sera pas profondément remis en cause. Steinhoff fournissait déjà Conforama dans certaines gammes de produits, même si c’était marginal. Cela va peut-être un peu évoluer, mais ce sera toujours au marketing de l’offre de l’enseigne de définir les cahiers des charges des produits qui répondent aux attentes des clients et pas aux fournisseurs d’imposer leurs choix aux clients. Il y a une grande indépendance entre l’amont et l’aval chez Steinhoff et cela restera le cas pour Conforma où il n’y aura pas de sourcing imposé. La différence c’est que nous aurons accès à un vivier d’informations plus précis et précieux sur la chaîne de valeur.
LSA / Il y aura quand même des synergies ?
Thierry Guibert : Bien sûr, les données sur la chaîne de valeur en font partie. Tout comme les matières premières. Il y aura évidemment des économies d’échelle sur les achats de coton, de bois, etc. Même si nous n’en avons pas encore d’évaluation précise.
LSA / Vous dites « nous », ca veut dire que vous allez accompagner le projet ?
Thierry Guibert : Oui car je crois à ce projet que j’ai porté, et que je pense que Conforama est encore loin d’avoir exprimé tout son potentiel, notamment autour d’un certain nombre d’attentes des clients auxquelles elle est seule capable de répondre de manière satisfaisante. Aussi bien dans le domaine de l’internet, que de la proximité, de la déco, ou encore de la séduction de la marque… J’en veux pour preuve par exemple le travail effectué en Espagne et au Portugal où, malgré des conditions économiques épouvantables, nous allons réaliser une très bonne année avec une croissance à plus de deux chiffres !
LSA / Autre question que pose l’intégration à Steinhoff, qui est très centré sur le meuble : allez vous réduire la voilure en électrodomestique, marché qu’on sait peu rentable ?
Thierry Guibert : Non, nous avons construit une marque très forte, où ces produits ont leur importance, il serait idiot de pervertir notre concept en n’en faisant qu’un marchand de meubles. L’électrodomestique/electroloisirs fait partie intégrante du concept Conforama et nous sommes leaders sur ce marché dans les villes de taille moyenne sur nos zones de chalandise. Qui plus est, une récente étude du cabinet OC&C montre que nous avons enregistré une très forte progression de notre image prix et je pense que notre positionnement agressif sur l’électrodomestique contribue pour beaucoup à cette performance. A mon sens, dans ce domaine, ce sera peut-être plus le modèle Conforama qui irriguera demain les enseignes du groupe Steinhoff que le contraire.
LSA / Vous aviez des projets d’expansion dans de nouveaux pays, sont-ils maintenus ?
Thierry Guibert : Plus que jamais. Début janvier, nous aurons une équipe installée en Turquie pour une ouverture prévue au premier semestre 2012. Par ailleurs, on peut imaginer que l’apport de Steinhoff qui est présent dans ces pays et les connaît bien, facilite un futur développement en Europe centrale, notamment en Serbie et en Roumanie, deux pays où les habitudes de consommation nous font penser que Conforama a un avenir.
LSA / A l’annonce du projet de fusion, le fabricant français Cauval a fait part de son inquiétude, craignant de perdre des volumes de commandes considérables chez Conforama, un de des principaux clients. Est-ce légitime ?
Thierry Guibert : Cette soudaine opération médiatique menée par le patron de Cauval n’est pas très compréhensible de notre point de vue. Nous n’avons pas baissé nos derniers volumes de commandes avec Cauval, l’activité a même augmenté en 2010. J’ai par ailleurs rencontré nos partenaires industriels français et je n’ai pas senti ce type d’inquiétude. Je leur ai clairement dit que s’ils continuaient d’innover, ils seront plus que jamais dans la course pour nous fournir.
LSA /Ne craignez-vous pas un choc culturel entre une entreprise très franco-française et un groupe sud-africain ?
Thierry Guibert : Non, car Steinhoff est en fait un groupe très décentralisé qui laisse une vraie autonomie au management de ses filiales et à l’ensemble de ses patrons d’opérations. Pour vous donner une idée, la holding est une structure très courte de 14 personnes dont la vocation est surtout de faciliter l’échange des best practice entre les filiales. En plus, à l’origine Steinhoff est un groupe Allemand – dont le fondateur est encore au board - qui s’est rapproché de l’Afrique Du Sud dans une logique de maîtrise des matières premières, dont le pays est l’un des principaux fournisseurs.
LSA / Quelle est la vision stratégique de Steinhoff ?
Thierry Guibert : Elle est de créer un champion mondial de la distribution de meubles. A part Ikea, ce marché est en effet essentiellement composé de distributeurs d’envergure nationale, comme Merkamueble en Espagne ou But en France. Notre objectif est de devenir un vrai challenger d’Ikea.
Propos recueillis par Jérôme Parigi
Steinhoff veut faire de Conforama "le n°2 mondial du meuble"
(Exclusif LSA, l'interview de Thierry Guibert, PDG de Conforama : « Steinhoff veut faire de Conforama le numéro deux mondial du meuble »
Le 22 décembre 2010 par Jérôme Parigi
Alors que le projet de cession de la filiale de PPR au groupe sudafricain Steinhoff bat son plein, Thierry Guibert, PDG de Conforama explique, dans une interview exclusive accordée à LSA, l'intérêt de ce rapprochement. Selon lui, le projet stratégique de l'enseigne à 5 ans sera maintenu et son développement, notamment à l'international, accéléré. Quant au concept Conforama, il ne sera pas modifié dans le sens d'une intégration verticale à la Ikea comme certains semblaient le craindre. Au contraire, le futur actionnaire comme le management veulent faire de Conforama, le principal challenger mondial du géant suédois. Interview.
LSA / Le projet de cession au groupe Steinhoff entre dans sa phase finale, était-ce la bonne solution pour Conforama ?
Thierry Guibert : Rejoindre le groupe Steinhoff est sans conteste une très bonne solution pour Conforama. C’est le projet que j’ai soutenu et qui fait le plus de sens pour poursuivre et même accélérer le plan stratégique de l’enseigne ainsi que son développement international. C’est un actionnaire qui connaît très bien notre domaine d’activité. Son mode de fonctionnement très décentralisé repose sur l’autonomie de ses filiales – un peu à l’image de PPR –, ce qui nous convient parfaitement. Et il souhaite accélérer le développement et la dynamique de l’enseigne tout en préservant l’emploi. Le projet de Steinhoff est de faire de Conforama le numéro deux mondial incontesté du meuble, derrière Ikea. Nous serons le seul groupe avec l’enseigne suédoise à disposer d’un rayonnement géographique de grande ampleur, avec ses implantations en Allemagne, en Autriche, aux Pays Bas et en Angleterre qui complètent parfaitement les nôtres : France, Espagne, Portugal, Italie et Suisse…
LSA / Pas de regret donc par rapport à une solution franco-française qui vous voyait vous rapprocher de But ?
Thierry Guibert : Aucun, d’autant plus que la mise en œuvre opérationnelle de ce projet me semblait très complexe voire impossible et aurait généré une casse sociale évidente. Qui plus est, il me semblait extrêmement difficile de faire cohabiter deux enseignes qui ont été concurrentes pendant 40 ans et dont les cultures sont très différentes. Même chose pour les fonds d’investissement qui étaient en lice, leur entrée au capital aurait supposé de se séparer de notre immobilier, alors que nous possédons encore 50 % de notre parc, ce qui nous aurait fragilisé.
LSA / Quel est le calendrier du rapprochement ?
Thierry Guibert : Nous sommes entrés en négociations exclusives avec Steinhoff avec deux conditions suspensives : obtenir l’accord des autorités de la concurrence et achever la phase de consultation des instances représentatives du personnel. Côté concurrence, la notification a été effectuée, il s’agit d’une procédure classique et simplifiée dite de phase 1, car nous ne sommes pas en concurrence frontale sur nos marchés, mais qui réclame un délai minimum de 45 jours d’examen. Quand aux consultations du personnel, elles ont commencé avec notamment un Comité central d’entreprise qui s’est tenu la semaine dernière, durant lequel j’ai présenté le projet ainsi que Steinhoff. Ces consultations devraient, je l’espère, s’achever fin janvier. Et la cession, si tout va bien, devrait intervenir entre début février et début mars. Les représentants syndicaux et les salariés ont tous conscience que ce projet est une vraie chance pour Conforama, même s’ils m’ont beaucoup questionné sur une éventuelle intégration verticale à la Ikea par notre futur actionnaire.
LSA / A raison ?
Thierry Guibert : Non, car nous serons très loin du modèle Ikea. Il faut bien avoir conscience que nous représentons une très grosse acquisition pour Steinhoff. Et que ses responsables ont acheté le plan de développement et le projet de Conforama. Il n’est pas du tout dans leur optique ni dans leur intérêt de casser la machine, mais plutôt de l’accompagner et de la faire prospérer. Le plan de développement à 5 ans que nous avons élaboré n’est pas remis en cause dans ses grandes lignes. Les priorités accordées au développement de la déco, de la cuisine, de l’international vont même être accélérées. Dans certains pays, comme l’Europe du sud et la France, Steinhoff est déterminé à atteindre très vite la taille critique. Nous allons certainement reprendre l’expansion en France où il y a encore de la place pour une trentaine de magasins supplémentaires, en plus des 182 que nous comptons aujourd’hui, ce qui nous mettra au niveau d’un Darty par exemple avec un parc proche des 220 magasins.
Quand au business model, il ne sera pas profondément remis en cause. Steinhoff fournissait déjà Conforama dans certaines gammes de produits, même si c’était marginal. Cela va peut-être un peu évoluer, mais ce sera toujours au marketing de l’offre de l’enseigne de définir les cahiers des charges des produits qui répondent aux attentes des clients et pas aux fournisseurs d’imposer leurs choix aux clients. Il y a une grande indépendance entre l’amont et l’aval chez Steinhoff et cela restera le cas pour Conforma où il n’y aura pas de sourcing imposé. La différence c’est que nous aurons accès à un vivier d’informations plus précis et précieux sur la chaîne de valeur.
LSA / Il y aura quand même des synergies ?
Thierry Guibert : Bien sûr, les données sur la chaîne de valeur en font partie. Tout comme les matières premières. Il y aura évidemment des économies d’échelle sur les achats de coton, de bois, etc. Même si nous n’en avons pas encore d’évaluation précise.
LSA / Vous dites « nous », ca veut dire que vous allez accompagner le projet ?
Thierry Guibert : Oui car je crois à ce projet que j’ai porté, et que je pense que Conforama est encore loin d’avoir exprimé tout son potentiel, notamment autour d’un certain nombre d’attentes des clients auxquelles elle est seule capable de répondre de manière satisfaisante. Aussi bien dans le domaine de l’internet, que de la proximité, de la déco, ou encore de la séduction de la marque… J’en veux pour preuve par exemple le travail effectué en Espagne et au Portugal où, malgré des conditions économiques épouvantables, nous allons réaliser une très bonne année avec une croissance à plus de deux chiffres !
LSA / Autre question que pose l’intégration à Steinhoff, qui est très centré sur le meuble : allez vous réduire la voilure en électrodomestique, marché qu’on sait peu rentable ?
Thierry Guibert : Non, nous avons construit une marque très forte, où ces produits ont leur importance, il serait idiot de pervertir notre concept en n’en faisant qu’un marchand de meubles. L’électrodomestique/electroloisirs fait partie intégrante du concept Conforama et nous sommes leaders sur ce marché dans les villes de taille moyenne sur nos zones de chalandise. Qui plus est, une récente étude du cabinet OC&C montre que nous avons enregistré une très forte progression de notre image prix et je pense que notre positionnement agressif sur l’électrodomestique contribue pour beaucoup à cette performance. A mon sens, dans ce domaine, ce sera peut-être plus le modèle Conforama qui irriguera demain les enseignes du groupe Steinhoff que le contraire.
LSA / Vous aviez des projets d’expansion dans de nouveaux pays, sont-ils maintenus ?
Thierry Guibert : Plus que jamais. Début janvier, nous aurons une équipe installée en Turquie pour une ouverture prévue au premier semestre 2012. Par ailleurs, on peut imaginer que l’apport de Steinhoff qui est présent dans ces pays et les connaît bien, facilite un futur développement en Europe centrale, notamment en Serbie et en Roumanie, deux pays où les habitudes de consommation nous font penser que Conforama a un avenir.
LSA / A l’annonce du projet de fusion, le fabricant français Cauval a fait part de son inquiétude, craignant de perdre des volumes de commandes considérables chez Conforama, un de des principaux clients. Est-ce légitime ?
Thierry Guibert : Cette soudaine opération médiatique menée par le patron de Cauval n’est pas très compréhensible de notre point de vue. Nous n’avons pas baissé nos derniers volumes de commandes avec Cauval, l’activité a même augmenté en 2010. J’ai par ailleurs rencontré nos partenaires industriels français et je n’ai pas senti ce type d’inquiétude. Je leur ai clairement dit que s’ils continuaient d’innover, ils seront plus que jamais dans la course pour nous fournir.
LSA /Ne craignez-vous pas un choc culturel entre une entreprise très franco-française et un groupe sud-africain ?
Thierry Guibert : Non, car Steinhoff est en fait un groupe très décentralisé qui laisse une vraie autonomie au management de ses filiales et à l’ensemble de ses patrons d’opérations. Pour vous donner une idée, la holding est une structure très courte de 14 personnes dont la vocation est surtout de faciliter l’échange des best practice entre les filiales. En plus, à l’origine Steinhoff est un groupe Allemand – dont le fondateur est encore au board - qui s’est rapproché de l’Afrique Du Sud dans une logique de maîtrise des matières premières, dont le pays est l’un des principaux fournisseurs.
LSA / Quelle est la vision stratégique de Steinhoff ?
Thierry Guibert : Elle est de créer un champion mondial de la distribution de meubles. A part Ikea, ce marché est en effet essentiellement composé de distributeurs d’envergure nationale, comme Merkamueble en Espagne ou But en France. Notre objectif est de devenir un vrai challenger d’Ikea.
Propos recueillis par Jérôme Parigi
mercredi 22 décembre 2010
LES COFFRETS CADEAUX PLEBISCITES PAR LES PARTICULIERS COMME PAR LES ENTREPRISES
lu sur le site du journal Les Echos le 22 décembre 2010
Les coffrets cadeaux plébiscités par les particuliers comme par les entreprises
Le marché du coffret cadeau connaît une croissance enviable et attise les convoitises. Euphorie, la filiale de Smartbox, tire particulièrement bien son épingle du jeu.
Ecrit par
Martine ROBERT
Le marché du coffret cadeau est passé en France de 6 millions d'euros en 2002... à plus de 270 millions d'euros cette année. Encore modeste, il n'en attise pas moins les convoitises. En témoigne l'entrée récente du Groupe 3 Suisses International à hauteur de 43% dans le capital d'Happytime, acteur de l'e-commerce fondé par Charles Beigbeder et qui propose précisément des coffrets cadeaux. Pour les quelque 70 marques engagées sur ce créneau porteur, la période des fêtes est cruciale. Près de la moitié des trois millions de coffrets vendus l'an dernier l'ont été à Noël.
La plupart de ces prestataires sont présents uniquement sur Internet, seule une dizaine ayant accès à la distribution physique (Fnac, Virgin, Auchan, Carrefour, librairies, agents de voyages…) . Euphorie, filiale à 100% du leader mondial du coffret cadeau, Smartbox -une société française qui s'adjuge près de 65% du marché domestique-, en fait partie.
«Une place à prendre»
Première à s'être positionnée sur le très haut de gamme, l'entreprise connaît une croissance de 80% cette année et se développe en Italie, en Suisse, en Belgique et en Espagne. «L'engouement pour nos coffrets cadeaux s'inscrit dans une tendance de fond: l'augmentation du budget loisir, l'envie de vivre des expériences _escapade dans un palace, dîner chez un chef étoilé, soirée à l'opéra… », explique son directeur Aymeric Beguin. Euphorie est présent dans 250 points de vente en France (400 l'an prochain) et 200 à l'international. Fort d'un millier de partenaires en France dont 600 hôtels 4 ou 5 étoiles et des enseignes prestigieuses en exclusivité telles Relais & Châteaux, Lucien Barrière ou Gault & Millau, Euphorie espère vendre 40.000 coffrets au prix moyen de 250 euros (100 euros pour ses concurrents) contre 30.000 l'an passé, et percer davantage sur le segment des cadeaux d'entreprise.
«Il y a une place à prendre du fait de notre positionnement haut de gamme et de la faillite récente de La Régie Cadeaux qui éditait des coffrets Kouro», poursuit Aymeric Beguin. Le dirigeant a pour ce faire renforcé sa conciergerie avec quatre personnes dédiées sur un effectif total de 20 personnes. Le cadeau d'entreprise (+100% cette année) représente le quart du chiffre d'affaires d'Euphorie qui collabore déjà avec des agences de stimulation pour élaborer des coffrets destinés aux «incentives» des commerciaux.
La concurrence se durcit
L'an prochain, Euphorie compte étendre son champ d'action à l'étranger en s'appuyant sur le rayonnement de ses marques partenaires connues dans le monde et sur les équipes de Smartbox (500 personnes), elle-même étant dans le giron du groupe français Smart&Co. Créé en 2003, ce dernier, positionné sur les marchés de l'intermédiation de loisirs (avec entre autres le site de vente en ligne Weekendesk), dispose de 700 collaborateurs implantés dans 18 pays. Il a réalisé 337 millions de chiffre d'affaires en 2009, en croissance de 31%.
Devant le plébiscite du public pour ces coffrets cadeaux, la concurrence se durcit pour Smartbox et sa filiale. Outre les challengers bien installés comme Wonderbox ou Dakotabox, les compétiteurs plus récents tels la Compagnie des Cadeaux ou Youkado, de nombreux spécialistes des loisirs ou de la gastronomie proposent leurs propres coffrets tels Brittany Ferries, Pierre et Vacances, le festival Blues Passion de Cognac, les caves de Rasteau ou de Plaimont. Des partenariats public-privé ont même vu le jour comme le Réseau National des Destinations Départementales associé à Happytime pour promouvoir les escapades en France.
MARTINE ROBERT
Les coffrets cadeaux plébiscités par les particuliers comme par les entreprises
Le marché du coffret cadeau connaît une croissance enviable et attise les convoitises. Euphorie, la filiale de Smartbox, tire particulièrement bien son épingle du jeu.
Ecrit par
Martine ROBERT
Le marché du coffret cadeau est passé en France de 6 millions d'euros en 2002... à plus de 270 millions d'euros cette année. Encore modeste, il n'en attise pas moins les convoitises. En témoigne l'entrée récente du Groupe 3 Suisses International à hauteur de 43% dans le capital d'Happytime, acteur de l'e-commerce fondé par Charles Beigbeder et qui propose précisément des coffrets cadeaux. Pour les quelque 70 marques engagées sur ce créneau porteur, la période des fêtes est cruciale. Près de la moitié des trois millions de coffrets vendus l'an dernier l'ont été à Noël.
La plupart de ces prestataires sont présents uniquement sur Internet, seule une dizaine ayant accès à la distribution physique (Fnac, Virgin, Auchan, Carrefour, librairies, agents de voyages…) . Euphorie, filiale à 100% du leader mondial du coffret cadeau, Smartbox -une société française qui s'adjuge près de 65% du marché domestique-, en fait partie.
«Une place à prendre»
Première à s'être positionnée sur le très haut de gamme, l'entreprise connaît une croissance de 80% cette année et se développe en Italie, en Suisse, en Belgique et en Espagne. «L'engouement pour nos coffrets cadeaux s'inscrit dans une tendance de fond: l'augmentation du budget loisir, l'envie de vivre des expériences _escapade dans un palace, dîner chez un chef étoilé, soirée à l'opéra… », explique son directeur Aymeric Beguin. Euphorie est présent dans 250 points de vente en France (400 l'an prochain) et 200 à l'international. Fort d'un millier de partenaires en France dont 600 hôtels 4 ou 5 étoiles et des enseignes prestigieuses en exclusivité telles Relais & Châteaux, Lucien Barrière ou Gault & Millau, Euphorie espère vendre 40.000 coffrets au prix moyen de 250 euros (100 euros pour ses concurrents) contre 30.000 l'an passé, et percer davantage sur le segment des cadeaux d'entreprise.
«Il y a une place à prendre du fait de notre positionnement haut de gamme et de la faillite récente de La Régie Cadeaux qui éditait des coffrets Kouro», poursuit Aymeric Beguin. Le dirigeant a pour ce faire renforcé sa conciergerie avec quatre personnes dédiées sur un effectif total de 20 personnes. Le cadeau d'entreprise (+100% cette année) représente le quart du chiffre d'affaires d'Euphorie qui collabore déjà avec des agences de stimulation pour élaborer des coffrets destinés aux «incentives» des commerciaux.
La concurrence se durcit
L'an prochain, Euphorie compte étendre son champ d'action à l'étranger en s'appuyant sur le rayonnement de ses marques partenaires connues dans le monde et sur les équipes de Smartbox (500 personnes), elle-même étant dans le giron du groupe français Smart&Co. Créé en 2003, ce dernier, positionné sur les marchés de l'intermédiation de loisirs (avec entre autres le site de vente en ligne Weekendesk), dispose de 700 collaborateurs implantés dans 18 pays. Il a réalisé 337 millions de chiffre d'affaires en 2009, en croissance de 31%.
Devant le plébiscite du public pour ces coffrets cadeaux, la concurrence se durcit pour Smartbox et sa filiale. Outre les challengers bien installés comme Wonderbox ou Dakotabox, les compétiteurs plus récents tels la Compagnie des Cadeaux ou Youkado, de nombreux spécialistes des loisirs ou de la gastronomie proposent leurs propres coffrets tels Brittany Ferries, Pierre et Vacances, le festival Blues Passion de Cognac, les caves de Rasteau ou de Plaimont. Des partenariats public-privé ont même vu le jour comme le Réseau National des Destinations Départementales associé à Happytime pour promouvoir les escapades en France.
MARTINE ROBERT
NEGE ET FROID : LES FRANCAIS S'EQUIPENT SUR INTERNET
lu sur le site du journal LSA le 22 décembre 2010
Neige et froid : les Français s’équipent sur Internet
Le 21 décembre 2010 par Sylvie Lavabre
Twenga, le moteur de recherche de shopping révèle que, avec le froid et les difficultés de circulation, les internautes privilégient Internet pour s’équiper contre les intempéries. En effet, au mois décembre, les recherches pour les pelles à neige ont augmenté de 1095%. Les après-skis, notamment la marque Moon Boots, (+682% et +482%) sont aussi très populaires. Les chasse-neige sont aussi très recherchés (+429%) et les chapkas viennent clore ce Top 5 avec une augmentation de 238%.
Neige et froid : les Français s’équipent sur Internet
Le 21 décembre 2010 par Sylvie Lavabre
Twenga, le moteur de recherche de shopping révèle que, avec le froid et les difficultés de circulation, les internautes privilégient Internet pour s’équiper contre les intempéries. En effet, au mois décembre, les recherches pour les pelles à neige ont augmenté de 1095%. Les après-skis, notamment la marque Moon Boots, (+682% et +482%) sont aussi très populaires. Les chasse-neige sont aussi très recherchés (+429%) et les chapkas viennent clore ce Top 5 avec une augmentation de 238%.
LES FRANCAIS REDUISENT LEURS DEPENSES DE NOËL
lu sur le site du journal LSA le 22 décembre 2010
Les Français réduisent leurs dépenses de Noël
Le 21 décembre 2010 par Sylvie Lavabre
Les Français ont décidé de réduire leurs dépenses de Noël (-4,4%) et notamment celles concernant les cadeaux (-4,9%), livre la 13eme étude Deloitte sur les intentions d’achat des consommateurs européens pour les Fêtes de fin d’année. Ainsi pour optimiser leur budget, de plus en plus de Français se tournent vers le marché de l’occasion. Selon l’observatoire Cetelem 2010, les commandes au Père Noël prennent en considération le prix du cadeau mais également son coût écologique qui reste une forte motivation d’achat. Le Père Noël remplira donc sa hotte de 46% de cadeaux d’occasion et privilégiera les cadeaux utiles (source Deloitte). Jean-Pierre Boudier, fondateur de Troc.com, constate quant à lui que les produits présents dès le départ sur Internet (tels produits culturels, habillement ou encore jouets) sont en baisse d’intention d’achat. En revanche, les meubles, l’électroménager, le bricolage/jardinage, ainsi que les articles de sport sont en forte hausse d’intention pour un achat d’occasion.
Les Français réduisent leurs dépenses de Noël
Le 21 décembre 2010 par Sylvie Lavabre
Les Français ont décidé de réduire leurs dépenses de Noël (-4,4%) et notamment celles concernant les cadeaux (-4,9%), livre la 13eme étude Deloitte sur les intentions d’achat des consommateurs européens pour les Fêtes de fin d’année. Ainsi pour optimiser leur budget, de plus en plus de Français se tournent vers le marché de l’occasion. Selon l’observatoire Cetelem 2010, les commandes au Père Noël prennent en considération le prix du cadeau mais également son coût écologique qui reste une forte motivation d’achat. Le Père Noël remplira donc sa hotte de 46% de cadeaux d’occasion et privilégiera les cadeaux utiles (source Deloitte). Jean-Pierre Boudier, fondateur de Troc.com, constate quant à lui que les produits présents dès le départ sur Internet (tels produits culturels, habillement ou encore jouets) sont en baisse d’intention d’achat. En revanche, les meubles, l’électroménager, le bricolage/jardinage, ainsi que les articles de sport sont en forte hausse d’intention pour un achat d’occasion.
mardi 21 décembre 2010
LES DISTRIBUTEURS ESPERENT RATTRAPER D'ICI VENDREDI LES VENTES PERDUES A CAUSE DE LA NEIGE
lu sur le site du journal Les Echos le 21 décembre 2010
Les distributeurs espèrent rattraper d'ici à vendredi les ventes perdues à cause de la neige
La fréquentation des hypermarchés et des grands centres commerciaux a souffert des conditions météo. Les problèmes d'approvisionnement sont minimes.
Heureusement pour les distributeurs implantés en Ile-de-France, au nord et à l'est de la France, le réveillon n'est que vendredi, soit cinq jours après le week-end perturbé par les chutes de neige. Mais les entraves à la circulation sont mal tombées, le dernier samedi avant Noël étant l'une des meilleures, sinon la meilleure journée de ventes de l'année. Le GIE Cartes bancaires a enregistré 7,6% de transactions en moins que samedi 11 décembre.
«Cela laisse le temps de se rattraper», estime Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). «Mais, prévient-il aussitôt, il ne faudrait pas connaître de nouvelles perturbations les jours précédant Noël, car de nombreux produits frais spécifiques à la période sont livrés au dernier moment».
Prime à la proximité
De l'avis de la plupart des enseignes, les intempéries ont eu dans les régions concernées un impact sur la fréquentation des magasins, un impact «sensible» selon la FCD. Si Carrefour réserve ses chiffres à la prochaine publication financière, chez Système U, un adhérent de l'Ille-et-Vilaine a constaté samedi des ventes en baisse de 40%. D'une façon générale, il apparaît que plus les magasins sont grands et éloignés en périphérie, plus la fréquentation a été touchée. C'est en tout cas, le constat fait chez Casino. Une tendance que les réseaux qui exploitent plus de supermarchés que d'hypermarchés, comme Système U et Intermarché, confirment. «Les magasins plus petits ont fait des bons chiffres», renchérit la FCD. Une prime à la proximité qui n'arrange pas la situation des hypers français qui, à l'exception notable des Leclerc, perdent de la fréquentation depuis plusieurs mois déjà.
Les épisodes neigeux de samedi, dimanche et lundi matin n'ont pas posé de problèmes notables aux grands magasins parisiens desservis par les transports en commun. «La baisse de dimanche matin a été compensée l'après-midi et le samedi a connu une progression à deux chiffres», affirme-t-on au Printemps.
Retour à la normale
L'autre impact de la neige concerne l'approvisionnement. Chez Carrefour on précise qu'en Ile-de-France, les camions ont pu reprendre la route du dimanche 17 heures au lundi 7 heures, puis lundi après 15 heures. Chez Intermarché on signalait toutefois lundi des points noirs en Seine-Maritime, dans l'Orne, le Calvados et la Manche. Globalement, les difficultés se situent plutôt en amont, au niveau des livraisons des entrepôts par les fournisseurs, notamment pour les produits frais.
«Si ces perturbations avaient perduré, on aurait eu de gros problèmes pour Noël. Par exemple, aucun camion n'a pu aller à Rungis hier matin et les supermarchés n'ont donc pas pu être réapprovisionnés. Mais les choses reviennent à la normale, et le retard est en train d'être rattrapé», résume Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la FNTR (Fédération nationale du transport routier). Selon lui, le transport frigorifique et les messageries livrant les produits du e-commerce ont été les plus affectés. «Nous sommes bien entendu impactés par la situation», reconnaît-on chez TNT. «Nous mettrons en oeuvre cette semaine des moyens spécifiques et, si nécessaires, dans dix grandes villes, nous livrerons vendredi jusqu'à 23 heures et samedi 25 au matin», ajoute-t-on.
PHILIPPE BERTRAND
Les distributeurs espèrent rattraper d'ici à vendredi les ventes perdues à cause de la neige
La fréquentation des hypermarchés et des grands centres commerciaux a souffert des conditions météo. Les problèmes d'approvisionnement sont minimes.
Heureusement pour les distributeurs implantés en Ile-de-France, au nord et à l'est de la France, le réveillon n'est que vendredi, soit cinq jours après le week-end perturbé par les chutes de neige. Mais les entraves à la circulation sont mal tombées, le dernier samedi avant Noël étant l'une des meilleures, sinon la meilleure journée de ventes de l'année. Le GIE Cartes bancaires a enregistré 7,6% de transactions en moins que samedi 11 décembre.
«Cela laisse le temps de se rattraper», estime Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). «Mais, prévient-il aussitôt, il ne faudrait pas connaître de nouvelles perturbations les jours précédant Noël, car de nombreux produits frais spécifiques à la période sont livrés au dernier moment».
Prime à la proximité
De l'avis de la plupart des enseignes, les intempéries ont eu dans les régions concernées un impact sur la fréquentation des magasins, un impact «sensible» selon la FCD. Si Carrefour réserve ses chiffres à la prochaine publication financière, chez Système U, un adhérent de l'Ille-et-Vilaine a constaté samedi des ventes en baisse de 40%. D'une façon générale, il apparaît que plus les magasins sont grands et éloignés en périphérie, plus la fréquentation a été touchée. C'est en tout cas, le constat fait chez Casino. Une tendance que les réseaux qui exploitent plus de supermarchés que d'hypermarchés, comme Système U et Intermarché, confirment. «Les magasins plus petits ont fait des bons chiffres», renchérit la FCD. Une prime à la proximité qui n'arrange pas la situation des hypers français qui, à l'exception notable des Leclerc, perdent de la fréquentation depuis plusieurs mois déjà.
Les épisodes neigeux de samedi, dimanche et lundi matin n'ont pas posé de problèmes notables aux grands magasins parisiens desservis par les transports en commun. «La baisse de dimanche matin a été compensée l'après-midi et le samedi a connu une progression à deux chiffres», affirme-t-on au Printemps.
Retour à la normale
L'autre impact de la neige concerne l'approvisionnement. Chez Carrefour on précise qu'en Ile-de-France, les camions ont pu reprendre la route du dimanche 17 heures au lundi 7 heures, puis lundi après 15 heures. Chez Intermarché on signalait toutefois lundi des points noirs en Seine-Maritime, dans l'Orne, le Calvados et la Manche. Globalement, les difficultés se situent plutôt en amont, au niveau des livraisons des entrepôts par les fournisseurs, notamment pour les produits frais.
«Si ces perturbations avaient perduré, on aurait eu de gros problèmes pour Noël. Par exemple, aucun camion n'a pu aller à Rungis hier matin et les supermarchés n'ont donc pas pu être réapprovisionnés. Mais les choses reviennent à la normale, et le retard est en train d'être rattrapé», résume Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la FNTR (Fédération nationale du transport routier). Selon lui, le transport frigorifique et les messageries livrant les produits du e-commerce ont été les plus affectés. «Nous sommes bien entendu impactés par la situation», reconnaît-on chez TNT. «Nous mettrons en oeuvre cette semaine des moyens spécifiques et, si nécessaires, dans dix grandes villes, nous livrerons vendredi jusqu'à 23 heures et samedi 25 au matin», ajoute-t-on.
PHILIPPE BERTRAND
COUP DE FROID SUR LA FREQUENTATION DES MAGASINS
lu sur le site du journal LSA le 21 décembre 2010
Coup de froid sur la fréquentation des magasins
Le 20 décembre 2010 par Sylvie Lavabre
Les achats de Noël devaient culminer ce week-end mais les intempéries et les consignes de prudence pour les automobilistes ont affecté de nombreux magasins, tandis que l'interdiction de circulation des poids-lourds posait des problèmes d'approvisionnement, selon des commerçants. "L'impact est assez négatif, parce que les clients ne viennent pas jusqu'à nous", a indiqué à l'AFP Gérard Atlan, président du Conseil du commerce de France, qui regroupe 40 organisations professionnelles, représentant 120 fédérations du commerce. "On a de grosses difficultés de circulation pour nos clients, et aussi d'approvisionnement de marchandises", a-t-il ajouté. Il espère toutefois que les quelques jours qui restent avant Noël permettent d'"amoindrir les pertes de chiffres d'affaires constatées ce week-end", sans pouvoir les chiffrer. Les centres commerciaux non joignables en transport en commun sont ceux qui ont le plus souffert. Au Printemps Haussmann à Paris, après un samedi "exceptionnel", la fréquentation a pâti des intempéries dimanche matin, affectant le chiffre d’affaires.
Coup de froid sur la fréquentation des magasins
Le 20 décembre 2010 par Sylvie Lavabre
Les achats de Noël devaient culminer ce week-end mais les intempéries et les consignes de prudence pour les automobilistes ont affecté de nombreux magasins, tandis que l'interdiction de circulation des poids-lourds posait des problèmes d'approvisionnement, selon des commerçants. "L'impact est assez négatif, parce que les clients ne viennent pas jusqu'à nous", a indiqué à l'AFP Gérard Atlan, président du Conseil du commerce de France, qui regroupe 40 organisations professionnelles, représentant 120 fédérations du commerce. "On a de grosses difficultés de circulation pour nos clients, et aussi d'approvisionnement de marchandises", a-t-il ajouté. Il espère toutefois que les quelques jours qui restent avant Noël permettent d'"amoindrir les pertes de chiffres d'affaires constatées ce week-end", sans pouvoir les chiffrer. Les centres commerciaux non joignables en transport en commun sont ceux qui ont le plus souffert. Au Printemps Haussmann à Paris, après un samedi "exceptionnel", la fréquentation a pâti des intempéries dimanche matin, affectant le chiffre d’affaires.
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